Dans un entrepôt de la périphérie de Saint-Étienne, une équipe prépare chaque jour plusieurs centaines de colis pour un site de vente en ligne d’électroménager et de matériel informatique. Un préparateur de trente-deux ans, en poste depuis quatre ans, a commencé à ressentir une douleur au bas du dos en fin de journée. Il n’en a parlé à personne, jusqu’au matin où il n’a pas pu se relever après avoir soulevé un carton de micro-ondes posé au sol. Diagnostic : lombalgie aiguë, trois semaines d’arrêt. En analysant la situation, l’encadrement s’est aperçu que les produits les plus lourds étaient rangés sur les emplacements les plus bas.
L’e-commerce, un secteur très exposé aux TMS
Les troubles musculo-squelettiques, lombalgies, tendinites, douleurs aux épaules et aux poignets, représentent la grande majorité des maladies professionnelles reconnues en France. La logistique y est particulièrement exposée. Dans la préparation de commandes, les salariés enchaînent les prises au sol et en hauteur, les rotations du tronc, les ports de cartons de poids très variables et les gestes répétitifs à cadence élevée.
Le matériel électronique ajoute ses propres contraintes. Un téléviseur grand format est encombrant et fragile, un lave-linge très lourd, un carton d’écouteurs minuscule mais manipulé des centaines de fois par jour. Les retours clients posent un problème supplémentaire : les colis arrivent mal refermés, mal équilibrés, parfois sans indication de poids, et le salarié découvre la charge au moment de la soulever. Les pics d’activité, comme les soldes ou les fêtes de fin d’année, augmentent encore la cadence et font arriver des intérimaires qui découvrent le poste.
À Saint-Étienne, où la logistique s’est fortement développée autour de l’agglomération et de la plaine du Forez, de nombreux salariés sont concernés.
Ce que dit le Code du travail
L’article R4541-8 du Code du travail impose à l’employeur de faire bénéficier les salariés dont l’activité comporte des manutentions manuelles d’une formation adéquate à la sécurité relative à l’exécution de ces opérations. Cette formation doit leur apprendre les gestes et postures à adopter pour accomplir ces manutentions en sécurité.
Elle s’inscrit dans une démarche plus large : l’employeur doit d’abord chercher à éviter ou réduire les manutentions, par l’organisation des postes et les aides mécaniques, puis former les salariés aux gestes qui restent nécessaires.
Une formation de 3 h 30 sur les postes de travail
Human Formation, organisme certifié Qualiopi, propose une formation gestes et postures à Saint-Étienne uniquement en intra, dans vos locaux. La session dure 3 h 30, pour 10 stagiaires au maximum, et se déroule directement sur les postes de travail. Le tarif démarre à partir de 550 € HT.
Le formateur commence par expliquer simplement le fonctionnement du dos et les mécanismes d’usure. Il passe ensuite l’essentiel du temps dans l’entrepôt, avec les préparateurs : prise d’un carton au sol en pliant les jambes, rapprochement de la charge, pivot avec les pieds plutôt qu’avec le tronc, utilisation du transpalette et des chariots, port à deux pour les produits les plus lourds ou encombrants.
Travailler sur les vrais postes permet aussi de repérer des améliorations simples : réorganiser les emplacements pour placer les références lourdes à hauteur de taille, ajuster la hauteur d’une table d’emballage, prévoir un tapis anti-fatigue au poste de conditionnement.
Les postes d’emballage et de contrôle, où l’on reste debout plusieurs heures en manipulant de petits objets, méritent la même attention que les quais. Le formateur y regarde la hauteur du plan de travail, la position des écrans de contrôle et l’accès aux consommables, sources fréquentes de douleurs aux épaules et aux poignets. Quelques centimètres gagnés sur un plan de travail suffisent parfois à soulager une équipe entière.
Organiser la session sans arrêter l’activité
Une demi-journée se cale facilement dans le planning d’un entrepôt. Beaucoup d’entreprises forment un groupe le matin et un second l’après-midi, pour ne jamais vider complètement une équipe. Évitez simplement les périodes de pointe, où les salariés seraient sans cesse rappelés à leur poste.
Pensez aussi aux intérimaires réguliers et aux saisonniers, qui arrivent souvent au moment où la cadence est la plus forte. Un rappel des bons gestes dès leur premier jour, par un chef d’équipe ou un salarié formé, limite les blessures pendant les pics.
Après la formation, conservez la feuille d’émargement et mettez à jour votre document unique d’évaluation des risques. Les améliorations repérées pendant la session peuvent alimenter votre plan d’action de prévention.
Dans l’entrepôt stéphanois, les références lourdes ont été déplacées à hauteur de taille dès la semaine suivant la formation. Le préparateur a repris son poste, et le responsable de site résume la leçon : un carton mal rangé peut coûter bien plus cher qu’une demi-journée de formation.
Pour recevoir un devis sous 24 h, appelez le 06 12 95 84 78 en précisant le nombre de salariés et le type de produits manipulés.



